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jeudi 9 octobre 2014

Quand Christine Boutin cite André Gide.

Il est monnaie courante qu'aujourd’hui nos politiques aient un compte Twitter.

Certains live-tweetent leurs meetings, d’autres taclent en cent quarante signes les petits camarades du camp adverse. Pour quelques-uns c’est un moyen de promouvoir leurs interventions dans les différents médias : « Je serai demain à 07h30 sur.... » ou de se faire un peu de pub pour le dernier pavé que personne ou presque ne lira.

Et puis il y a Nadine Morano et Christine Boutin.

Deux phénomènes à part dans la twittosphère.

L’une comme l’autre sont spécialistes des sorties lunaires et font les belles heures des twittos jamais en panne de facéties.

La dernière sortie de Christine Boutin, surtout lorsque l’on connait ses prises de positions, m’a un peu fait sourire.


Tiens, juste pour le bonheur des yeux, un court extrait de Si le grain ne meurt d’André Gide :

J’attendis ! J’admire aujourd’hui ma constance… Mais était-ce bien la curiosité qui me retenait ? Je ne sais plus. Le motif secret de nos actes, et j’entends : des plus décisifs, nous échappe ; et non seulement dans le souvenir que nous en gardons, mais bien au moment même. Sur le seuil de ce que l’on appelle : péché, hésitais-je encore ? Non ; j’eusse été trop déçu si l’aventure eût dû se terminer par le triomphe de ma vertu – que déjà j’avais prise en dédain, en horreur. Non ; c’est bien la curiosité qui me faisait attendre… Et je vis son rire lentement se faner, ses lèvres se refermer sur ses dents blanches ; une expression de déconvenue, de tristesse assombrit son visage charmant. Enfin il se leva :

« Alors, adieu », dit-il.

Mais, saisissant la main qu’il me tendait, je le fis rouler à terre. Son rire aussitôt reparut. Il ne s’impatienta pas longtemps aux nœuds compliqués des lacets qui lui tenaient lieu de ceinture ; sortant de sa poche un petit poignard, il en trancha d’un coup l’embrouillement. Le vêtement tomba ; il rejeta au loin sa veste, et se dressa nu comme un dieu. Un instant il tendit vers le ciel ses bras grêles, puis, en riant, se laissa tomber contre moi. Son corps était peut-être brûlant, mais parut à mes mains aussi rafraîchissant que l’ombre. Que le sable était beau ! Dans la splendeur adorable du soir, de quels rayons se vêtait ma joie !…

Cependant il se faisait tard ; il fallait rejoindre Paul. Sans doute mon aspect portait-il la marque de mon délire, et je crois bien qu’il se douta de quelque chose ; mais, comme, par discrétion peut-être, il ne me questionnait pas, je n’osai lui raconter rien.

Et puis tweeter une citation des Faux-monnayeurs pour une ex. du gouvernement Sarkozy, avouez qu’il y a de quoi rire....

vendredi 4 juillet 2014

La photo de la semaine #10





En marge de l’affaire Sarkozy qui a agité l’ensemble des médias une bonne partie de la semaine, cette image m’a amusée.

Repéré par @carla_bismuth, un détail de la décoration du bureau de Nicolas Sarkozy intrigue. 

Il s’agit d’une photo de Castro. Le leader cubain y apparait pensif, la tête entre les mains. Au poignet il arbore deux Rolex.

Un détail « bling-bling » peut-être. Incongru cependant. Une note détonante dans la sobriété de l'ensemble. 

On pourrait aussi s'interroger sur la présence de ce portait d'un dirigeant "autoritaire". Comme un effet miroir ?

Ou ne serait-ce qu'un clin d’œil de Nicolas Sarkozy à ses détracteurs. Clin d’œil d’un animal politique que rien, même une mise en examen, ne déroute.

samedi 12 janvier 2013

Quelques notes pour les oreilles [5] : Persistance


Il aura suffit de bien peu de choses.
Dans le flux continu des tweets qui défilent, quelques mots aperçus du coin de l’œil me ramènent quelques dizaines d’années en arrière.


Quand ?
Aucune idée. Il y a longtemps, très longtemps.

Où ?
Guère plus de souvenirs, mais probablement dans la cuisine familiale, il y avait un poste de radio qui fonctionnait souvent -toujours ?- qui accompagnait la mère dans ses travaux quotidiens.

Pourquoi ?
Mais je n’en sais rien ! Arrêtez de me poser toutes ces questions.

Rien, je ne sais rien sur le comment du pourquoi cette chanson m’accompagne depuis de si nombreuses années.
Elle est là, c’est tout.