samedi 9 septembre 2017

Les magiciens du samedi.





D’abord le chemin qui monte comme ça l’air de rien sous les grands arbres, reconnaitre les  pierres un peu traitres qui roulent sous la semelle ; le souffle est court encore. Mais ça va. Le rythme lent de l’effort revient peu à peu. Et puis bientôt la pause près de la source qui sourd entre deux pierres moussues. Prendre quelques gorgées d’eau vive dans le creux de la main. Sentir la morsure aiguë au fond de la gorge, minérale. Lever les yeux vers les lointains. C’est presque là. Encore quelques centaines de mètres et ce sera comme à chaque fois la joie de deviner la maison au détour du sentier. Entre les deux bancs aux assises d'ardoise, le portail rouge a un peu pâli. Il faudra le repeindre. Essayer de retrouver le même rouge. Celui des souvenirs. Plus tard peut-être. Et tailler la vigne aussi.

La maison.

Là où tout a commencé.

vendredi 30 juin 2017

Colère froide.



 Twitter, formidable lieu de rencontres, d’échanges, de savoirs mais aussi Twitter ce dépotoir….




mardi 13 juin 2017

Il est minuit, monsieur K.

                                           
Pierre Soulages
Sans titre, 1973
Gouache sur papier marouflé sur toile (65 X 50 cm)
                         


                                                                      Monsieur K le fixa avec une intensité extraordinaire :
« Votre parole ? C’est étrange… Vous devriez savoir que je ne peux plus croire à la parole de qui que ce soit depuis longtemps. Nous vivons dans le mensonge, Monsieur  O ; on ne peut pas sortir de là.

– Je vois que nous sommes d’accord sur le point essentiel de notre affaire.

 – Alors, c’est rassurant pour la suite. Parce que vous ne m’enlèverez pas de la tête qu’il est impossible de connaître la moindre vérité si l’on ne sait pas d’abord que l’on vit dans le mensonge. Tout est là… »

Monsieur  O sourit : « Vous ne devriez pas philosopher à une heure pareille ; ça donne des maux de tête… Mais rassurez- vous, je me suis parfaitement adapté au mensonge.

– C’est ce que vous aviez de mieux à faire, approuva Monsieur  K. L’inverse est tellement éreintant, voyez où j’en suis. Mieux vaut s’adapter à tout, vous avez bien raison. Surtout dans notre métier.


Il est minuit, monsieur K., Patrice Franceschi, Points, 14/01/2016

samedi 14 janvier 2017

Les magiciens du samedi



Et non, le petit bonhomme n’est pas mort !

Il a traversé quelques tempêtes, bien souvent il a plié, presque prêt à rompre, à disparaître et puis….

Et puis….et puis la vie reprend le dessus, doucement.

Le vent parvient encore parfois à s’engouffrer, à le faire vaciller. Un air mordant, cru, juste là entre le col relevé de l’éternel manteau noir et la peau tendre du cou.


Une fois encore c’est Guy qui m’a donné envie de revenir. J’ai relu son livre il y quelques jours. Mais plus encore que cette énième lecture, ce sont d’autres accents qui m’ont fait retrouver le chemin du Petit bonhomme.

Ibrahim Maalouf

Un très grand.

Enjoy !


vendredi 30 décembre 2016

Instanta'Tweets #18




Chaque vendredi ; enfin presque chaque vendredi puisque j’ai décidé qu’il n’y aurait que quarante rendez-vous ; je vais te proposer une expérience, une expérience née de la fréquentation du travail de Lucien Suel sur son blog Silo.

Je laisse le soin à Lucien d’expliquer de quoi il va retourner pendant quarante semaines :

         CURM

« (Cut-Up Ready-Made) est composé de 23 tweets consécutifs apparus dans ma Tweet List à un moment donné, copiés collés en éliminant les avatars et noms des abonnés, les liens et hashtags. Une expérience de twittérature mécanique. »

Cela fait un moment que j’avais envie de m’y essayer. Juste comme ça, pour voir ce que cela pourrait donner dans une autre timeline.

Un instant capturé. Une collision de mots.

Un Instanta’Tweets

Une seule variante aux règles écrites par Lucien, le nombre de tweets capturés dépendra de la somme des chiffres de la date du jour.

30/12/2016

3+1+2+2+1+6=15

Quinze tweets capturés à un moment quelconque de la journée pour former un je ne sais quoi d’un peu foutraque mais non dénué d’une certaine forme de poésie dans laquelle j’aime me plonger.

Au lieu de profonde colère, il suffirait peut-être d'apprendre à écrire des textes non retoquables... Racontes-moi une histoire et vivons simplement. Cet homme était trop carré. Il m'arrivait de me cogner au coin de sa rigueur. Je me sens en insécurité sans mon téléphone. Je t'envoie des mots à laisser filer Des mots lumière Traversant la rivière noire Comme des étoiles qui ricochent À la surface de l'univers. J'ai enfin reçu ma commande pour mon réveillon. Tu as besoin de l'hélico cet am ? Je dois passer au Super U chercher une baguette et un pack de Kro. Parfois en achetant un vieux livre, simplement dans l'idée d'accéder à un texte qui sinon n'existe plus, on tombe sur une dédicace qui est si belle et si chaleureuse qu'elle met les larmes aux yeux. Dans la vie courante, il arrive qu'on marche. Encore plus givrée qu'hier matin C’est cette période avant la fin : on se souhaite bonnes fêtes comme on se dirait bon courage. J'ai perdu le do de ma clarinette. Gardez- le si vous le retrouvez. Je n'ai plus de clarinette. Quel brouillard ! Autoritaire, cassant, colérique, humiliant et méchant. Le principe est d’une extrême simplicité, d’une efficacité redoutable.


mardi 9 août 2016

Un ciel par jour (ou presque) : 09 août 2016



« Une façon d’écrire le temps. »
                              Claire Roig


mardi 09 août 2016 13h00

vendredi 5 août 2016

Un ciel par jour (ou presque) : 06 août 2016



« Une façon d’écrire le temps. »
                              Claire Roig

vendredi 05 août 2016 12h04