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samedi 27 décembre 2014

Les magiciens du samedi



Z’avez pas encore fini de digérer la dinde de Noël ? Peut-être la tranche de trop de cette fameuse bûche bien grasse ?

Ou alors une trop grande activité du coude vers la pente vertigineuse du gosier ?

Il me semble que vous êtes bien raplaplas ce matin ! Vous pensez que je ne vous vois pas (Oui, oui même toi ! Pas la peine de faire celui qui ne comprends pas) tous affalés dans le canapé comme de gros mollusques devant les inepties qui passent à la télé.

Va falloir vous secouer les gars !

C’est pas fini ! Il y a encore le réveillon du 31 !

On va remédier à tout ça. Vous remettre dans une forme olympique !

Déjà, tu vas te lever du canapé, monter le son bien fort et commencer à agiter la tête en cadence. Doucement au début. Ne vas pas te démantibuler un neurone.

Oui je sais tu te sens encore un petit peu nauséeux. Ah ben oui, fallait pas abuser, je t’avais pourtant bien prévenu. Tu as voulu t’en prendre un petit dernier, le fameux digestif bien couillu. Ben tu vois, fallait pas.

Bon, ça y est, tu es debout ? Au début ça va te faire bizarre, mais tu vas voir ça va bien se passer.

T’es prêt ? 3’10’’ d’exercice.

Go !



Ça va ? Tu en veux encore ?

On corse un peu, on va faire dans le brutal, se risquer sur le bizarre (oui, oh ça va, je pompe si je veux ! C’est qui le taulier ?)



Si tu es trop fatigué, tu te le gardes pour ton petit déjeuner de demain matin. Fais gaffe quand même de ne pas renverser ta tasse de café.

samedi 27 septembre 2014

Les magiciens du samedi



Si tu as peur des gros sons, des guitares hyper saturées ou encore des gars qui agitent la tête en cadence alors fuis, bien loin, là maintenant, tout de suite.

Aujourd’hui on va faire dans le couillu dans les magiciens du samedi.

Je me suis réveillé tout de travers ce matin, tu vois le genre la tête à l’envers, les deux neurones et demi qui ont du mal à se connecter entre eux. Le trajet entre la chambre et la cafetière aussi long et semé d’embûches qu’un tour de périphérique un jour d’embouteillage.

Selon ma formule consacrée, j’ai fait l’hélicoptère dans mon lit toute la nuit, alternant périodes de veille et de demi-sommeil, un truc qui ne m’était pas arrivé depuis des lustres. Un coup d’œil au réveil, les chiffres ont bien du mal à percer le brouillard de mes yeux de myope.

Trois heures....

Le matin est encore trop loin.

Quoi faire ?

Me lever déjà ?

Renoncer, remonter un peu le drap et essayer de retrouver dans la douce chaleur la quiétude du sommeil. Peine perdue.

Espérer le matin, entendre comme dans un songe le froissement léger des cotonnades quand ma fée s’est glissée délicatement hors du lit. Rêvasser encore un peu, attendre que les raies de lumière qui traversent les volets un peu disjoints atteignent le milieu de la chambre.

Me lever, enfin.

Au travers des brumes du cerveau encore engourdi, trouver le chemin de la terrasse, sacrifier au rituel du premier café bu dehors, tranquillement assis sur la petite chaise verte. Humer le frais du jour. Ecouter les bruits ténus du village qui s’éveille. Regarder la tourterelle peu farouche venir chercher sa ration de vieux pain déposé là hier soir juste pour elle. Encore que quelques moineaux, ces effrontés, lui disputent parfois la priorité.

Le ciel est bas, les grands arbres là-bas au fond se perdent dans le gris du matin.

Besoin de me secouer un peu.

Tu croyais naïvement qu’on aller rester dans le doux d’une journée qui commence....

Tu étais prévenu dès le début, on va faire dans le brutal, un truc qui m’accompagne depuis des années, un truc à écouter bien fort au casque (oui, je sais, c’est très mauvais pour les esgourdes, de toutes façons je suis déjà à moitié sourd....alors....)

Il est encore temps de prendre la poudre d’escampette.

Non ?

Alors c’est parti ! N’aies pas peur, ça va bien se passer.



Et pour faire bonne mesure, juste au cas où le premier morceau n’aurait pas suffit à te remettre sur les rails, dans un grand élan de bonté je t’en offre un second.