Je n’aime rien tant que flâner au hasard dans les rues des villes inconnues. Marcher
sans but précis, le nez en l’air souvent ; une vieille manie ;
m’arrêter sur des petits riens, me perdre parfois, revenir sur mes pas, marquer
un arrêt encore.
Puis me poser à la terrasse
d’un bistrot, de préférence à l’angle de deux rues. Le temps d’un café et d’une
cigarette fumée lentement écouter le bruissement de la ville. Entamer parfois
une de ces conversations sans importance avec mon voisin de table, prendre un
autre café, culpabiliser (un peu) en allumant une autre cigarette. Temps
arrêté. Presque.
Vacance.
Reprendre ma marche lente, l’œil
toujours un peu vagabond. Au détour d’une ruelle un peu en pente, pousser la
porte d’une petite boutique.
Tomber sous le charme des
pièces de poterie exposées ; découvrir l’odeur de la terre humide.
Levant un instant la tête de son ouvrage, une jeune femme m’adresse un sourire. Je l’ai à peine vu ce sourire là.
Levant un instant la tête de son ouvrage, une jeune femme m’adresse un sourire. Je l’ai à peine vu ce sourire là.
L’espace d’une heure cette
jeune artiste m’a fait partager sa passion pour la terre, m’a fait découvrir l’art
subtil du décor.




