« Je ne sais pas ce qui est beau, mais je sais ce que
j'aime et je trouve ça amplement suffisant. »
Si tu me suis sur Twitter, tu as sans doute remarqué cette
citation de Boris Vian qui figure en bonne place dans ma bio.
Un peu facile sans doute comme présentation, mais elle est
là depuis mes débuts sur le réseau, pourquoi en changerai-je maintenant ?
Et puis c’est tellement moi, des emballements, des coups de
cœur pour des trucs parfois improbables. Tel ce film, par exemple, un film sur
le temps. Pas le temps qui ennuie, mais celui qui repose.
Un film de David Lynch sorti, je crois, en 1999. Un film
qui raconte la traversée d’une partie de l’Amérique par un vieil homme juché
sur une tondeuse ; son seul moyen de transport ; pour aller rejoindre
son frère malade avec lequel il est fâché depuis des années.
Je me souviens des rires, de l’incompréhension de mes
camarades d’alors. Un mec qui traverse l’Amérique sur une tondeuse.... « T’as
de ces idées tout de même ! » J’ai laissé dire.
« Une histoire vraie », une histoire de
rencontres aussi. Touchantes, souvent.
Des symboles aussi. Ainsi ce fagot de petits bois que l’on
ne peut briser. Je ne vais pas revenir sur les mois que je viens de passer. Je
sais seulement que, seul, je ne serai pas parvenu à me relever.
Je m’égare, j’étais venu ici pour te parler musique. Et puis
deux ou trois cafés/clopes plus tard j’ai digressé. Pas grave, j’ai le temps.
Cela faisait un moment que je n’avais pas pensé à eux. Je
suis allé voir, comme ça, au hasard des clics.
Ils ont vieilli, nous avons vieilli aussi. Un truc
inéluctable auquel j’ai un peu de mal à me résoudre tant mes préoccupations
restent celles d’un homme encore jeune. Et pourtant je dois bien me rendre à l’évidence,
le poids des années s’accumule. Chaque minute vécue est une minute de moins.
Il me reste cependant tant à faire, à voir, à lire, à entendre.
Et toujours cette envie sourde de laisser une trace....
Écoutons Simple Minds
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