jeudi 9 janvier 2014

Municipales 2014 : le spectre de l'abstention.

Loin des préoccupations du jour et du brouhaha engendré par l’affaire Dieudonné, je me suis laissé tenter par une séance de rattrapage de lectures de la presse en ligne.

J’en suis sorti lessivé et aussi un peu déprimé. Vous allez me dire que c’est bien fait pour ma tronche et que j’aurais été plus inspiré de profiter de mes derniers jours de vacances pour aller me balader plutôt que de m’user les yeux sur un écran.

Certes.

Rien de bien réjouissant dans tout ce que j’ai pu lire, je ne vous ferai pas l’injure de vous faire un résumé de mes lectures, d’une part vous êtes assez grand pour trouver vous-mêmes ce qui vous intéresse, d’autre part mon excursion dans ces archives de la presse en ligne ne m’a rien appris que vous ne sachiez déjà.

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous vous demandez sans doute où je veux en venir.

On y va.

Ce matin, j’ai lu le billet de Yann Savidan qui s’inquiète, du fait de la réforme du mode de scrutin, de la possible montée de l’abstention lors des prochaines élections municipales. Je ne vais pas plus m’étendre sur le sujet, je vous laisse aller lire son billet.

Nous sommes, cela ne vous aura pas échappé, à plus de deux mois de cette échéance électorale. Peut-être encore un peu tôt pour se pencher sur les intentions de vote et le possible taux de fréquentation des bureaux de vote. Encore que.

D’après un sondage réalisé les 3 et 4 janvier (c'est-à-dire il y a une éternité....) auprès de 1005 personnes il ressort que plus d’un tiers des Français se disent tentés par l’abstention.

Autre chiffre, «un Français sur quatre déclare que son bulletin pourrait exprimer un vote sanction à l’égard de la politique du gouvernement». Si dans la plupart des communes, et à fortiori dans les petites communes, les électeurs prendront surtout en compte le travail de l’équipe en place pour choisir ou non de la reconduire, cette tendance annoncée du vote sanction n’est pas sans m’inquiéter quand on sait que lors des dernières municipales seuls 16 % des électeurs voulaient, au travers d’élections locales, sanctionner la politique de l’ancien monarque.

Autre inquiétude, la possible montée du Front National qui pourrait profiter de la démobilisation des classes populaires et des plus jeunes généralement plutôt ancrées à gauche, en effet (et on arrêtera là avec ces chiffres) 41 % des proches de la gauche prévoiraient de s’abstenir contre seulement 22 % pour les sympathisants du Front National. Fort de ces bons chiffres et d’intentions de vote plus contestataires que d’adhésion à ses idées, il y a fort craindre que le FN puisse tirer son épingle du jeu.

Ceci étant, à une si lointaine échéance, la confiance que l’on peut accorder aux différents chiffres évoqués plus haut est toute relative.

Néanmoins le ras-le-bol général vis-à-vis de la politique politicienne et certains signaux me donnent à penser que la tranquillité des poissons dans nos rivières sera fortement compromise les 23 et 30 mars prochains.

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