dimanche 31 mai 2015

Ma mère



On sait toujours trop tard.

On ne fait pas toujours attention. Trente-six mille trucs nous accaparent en même temps. 

Des excuses.

Bidons.

Et puis un jour il y a la chute et elle est là, attentive, aimante. Une épaule solide sur laquelle s'appuyer.

On sait toujours trop tard....

vendredi 15 mai 2015

Instanta'Tweets #11




Chaque vendredi ; enfin presque chaque vendredi puisque j’ai décidé qu’il n’y aurait que quarante rendez-vous ; je vais te proposer une expérience, une expérience née de la fréquentation du travail de Lucien Suel sur son blog Silo.

Je laisse le soin à Lucien d’expliquer de quoi il va retourner pendant quarante semaines :

         CURM

« (Cut-Up Ready-Made) est composé de 23 tweets consécutifs apparus dans ma Tweet List à un moment donné, copiés collés en éliminant les avatars et noms des abonnés, les liens et hashtags. Une expérience de twittérature mécanique. »

Cela fait un moment que j’avais envie de m’y essayer. Juste comme ça, pour voir ce que cela pourrait donner dans une autre timeline.

Un instant capturé. Une collision de mots.

Un Instanta’Tweets

Une seule variante aux règles écrites par Lucien, le nombre de tweets capturés dépendra de la somme des chiffres de la date du jour.

15/05/2015

1+5+5+2+1+5=19

Dix-neuf tweets capturés à un moment quelconque de la journée pour former un je ne sais quoi d’un peu foutraque mais non dénué d’une certaine forme de poésie dans laquelle j’aime me plonger.

La pomme ne tombe jamais bien loin du pommier. Abstraction. Le monde de la musique rend hommage à BB King. Visages marqués. Le bonheur et la joie prennent origine dans la vie intérieure. On ne peut ressentir tout seul une joie réelle.... Sophie Marceau laisse entrevoir sa culotte à Cannes. Un vrai débat de pop philosophie. Ben ouais. J'ai vu ça, je n'ai pas résisté..."Quand le cou pivote, les plumes se soulèvent gracieusement, puis reviennent en place. "Jésus lui aussi prêt de mourir savait que la résurrection serait au dernier jour. Drôle d endroit pour une rencontre !! Au sommet des marches. Y'a 3 jours en France des singes disparaissent dans un zoo et là en Norvège 3 bébés manchots volés. A mon avis Noé prépare une croisière. La vérité est priée de se conformer aux prévisions. Je prévois donc je sais. Madonna a désormais les cheveux roses, une idée rafraîchissante ! On vous rassure, on ne va certainement pas demander à "vos femmes". "Bonjour vous êtes vraiment au chômage ?" " À ton avis connard ". Ben quoi ? Faut bien rigoler. Se taire, c'est pareil dans toutes les langues ! Pour mon 161000eme tweet, je paye un coup.

samedi 9 mai 2015

Les magiciens du samedi



Ami(e)s du petit bonhomme bonjour !

Pas trop le temps de vous raconter des histoires ce matin. Pour ceux qui suivent un peu, j’ai choppé un an de plus hier. 


Tu me diras quel est le rapport entre le fait que je prenne un an et celui que je sois obligé de faire court aujourd’hui.

Petit curieux que tu es !

Je t’esssplique.

Il n’y a pas forcément de rapport entre l’un et l’autre, sauf que je dois satisfaire au rituel du remplissage du frigo ce matin pour combler de bonheur les quelques ventres affamés (et les gosiers en pente....) qui vont venir m’aider à entamer le court chemin vers la cinquantaine.

Voilà, rien de plus. Tu vois il n’y avait pas là de grand mystère.

Bon, il va falloir que j’y coure, que j’y vole parce que le temps, au contraire de moi qui me plais à flâner, ne s’arrête pas.

(Petit clin d'œil à mon pirate préféré)

vendredi 8 mai 2015

Instanta'Tweets #10



Chaque vendredi ; enfin presque chaque vendredi puisque j’ai décidé qu’il n’y aurait que quarante rendez-vous ; je vais te proposer une expérience, une expérience née de la fréquentation du travail de Lucien Suel sur son blog Silo.

Je laisse le soin à Lucien d’expliquer de quoi il va retourner pendant quarante semaines :

         CURM

« (Cut-Up Ready-Made) est composé de 23 tweets consécutifs apparus dans ma Tweet List à un moment donné, copiés collés en éliminant les avatars et noms des abonnés, les liens et hashtags. Une expérience de twittérature mécanique. »

Cela fait un moment que j’avais envie de m’y essayer. Juste comme ça, pour voir ce que cela pourrait donner dans une autre timeline.

Un instant capturé. Une collision de mots.

Un Instanta’Tweets

Une seule variante aux règles écrites par Lucien, le nombre de tweets capturés dépendra de la somme des chiffres de la date du jour.

08/05/2015

8+5+2+1+5=21

Vingt et un tweets capturés à un moment quelconque de la journée pour former un je ne sais quoi d’un peu foutraque mais non dénué d’une certaine forme de poésie dans laquelle j’aime me plonger.


"Remplacer les vieux cons par les jeunes trous du cul" la synthèse de Jean Marie. Mieux vaut boire de l’essence que de l’eau en Islande, ça coûte moins cher. Le réseau social des adeptes de la bière est né. L’esprit du 11 janvier sans doute. Ah ?!!! on peut pas RT ? Bienvenue et bonne fin de journée. Sur Twitter, la réforme des collèges est en train de se transformer en gigantesque légende urbaine. Délirant. Pourquoi le mot "court" est plus long que le mot "long" ? Vous avez 4 heures. Dommage que le vrai con n'ait pas pris la branche sur la tronche. Vous voulez être écoutés ? Parlez à la radio (la seule raison officielle d'être sur écoute, nombreuses stations selon vos gouts) ! Selon une étude, l'intelligence et le bon sens pourraient sauver des vies. My name is loque. Nice: 6.000 salariés chinois battent le record de la plus longue phrase humaine. Déguisé en Superman, un policier conduit 11 heures pour faire une surprise à un enfant malade du cancer. Une voiture suisse sur le parking de l hôtel. Du coup, je me sens friquée. Qu’aurait pensé Roland Barthes de l’iPad? Ignorer que 1515 c'est Marignan n'a aucune conséquence sauf pour répondre à Questions pour un Champion ou similaire. La langue est tellement longue qu’elle peut toucher son œil. C'est sympa L'Espagne, il y a la Galice. Aucune étude n'affirme que les barbes sont sales comme des toilettes. De la weed et de la musique au réveil n’y a pas mieux.

dimanche 3 mai 2015

" Vous m'avez manqué "



Il facebooke, il twitte, il instagramme, il blogue, bashe sur le Huffington, intervient sur les ondes.... et tant d’autres choses encore. Une vie pleine, des avenues que vingt-quatre heures ne suffisent pas à parcourir. Les feux toujours à l’orange clignotant, des avenues parcourues à cent à l’heure.

Je facebooke, je twitte, j’instagramme, je blogue (un peu), je bosse (souvent trop), j’ingurgite à longueur de journée de l’info à la chaine, pas le temps de digérer, un sujet chasse l’autre. Je saute d’un continent à l’autre d’un simple mouvement de souris. Une rage de savoirs m’habite, la cinquantaine approchant, le temps presse. Un scan permanent. Le bouillonnement continu d’une eau vive qui m’abreuve. Et puis la violence des images reçues, le sifflement des mots qui cinglent. Cent quarante signes. Des vérités assénées de toute la hauteur de celui qui croit détenir le Graal du savoir. Je n’ai pas toujours été tendre non plus. Sans pitié, je bloque, je signale. En pure perte.

Je sais.

Pour un compte supprimé combien se créent à la même seconde répandant toujours la même haine ?

Encore rechercher l’info ultime, le scoop. Vivre l’inutilité de l’instantanéité.

Quelques similitudes dans la vie de deux hommes qui se croisent au hasard des clics, sans se connaître pourtant. Les mêmes, ou presque, baffes que l’on se prend de plein fouet. Deux histoires différentes et si semblables cependant.

L’un est un personnage public, exposé. L’autre, moi, un anonyme.

Et puis il y a eu ce tweet de Guy le 21 mars 2014 :

Un curieux message.

Laconique.

Je n’ai pas saisi tout de suite.

Et puis l’absence. Les volets de l’épicerie clôts.

Disparues les photos de plage, disparus les phares. Plus de belles carrosseries anciennes capturées au détour d’une rue.

Il m’a manqué pendant tout ce temps là l’ami Guy. Je ne savais pas.

A relire ce qui précède je sens bien que cela peut paraître curieux de dire de quelqu’un dont on ne connait que l’activité numérique (et quelques autres travaux) qu’il puisse être un ami. Disons que nous sommes des « presque voisins » qui se croisent sur le palier.
Je n’ai pas saisi tout de suite le sens de son dernier message. J’étais alors trop occupé à lutter contre ce qui était en train de s’installer, petit à petit. Un goutte à goutte qui instille doucement le mal.

Six heures, l’agression du réveil, essayer de secouer les tempêtes de la nuit.

Des nuits dont je ressors épuisé, trempé de sueur, tremblant de tous mes muscles. Les petites heures passées dehors, dans le froid de l’hiver, les cigarettes fumées l’une après l’autre. Mes premières béquilles.

Les gestes du quotidien de plus en plus difficiles à accomplir. Le trajet jusqu’à la salle de bain ; quelques mètres ; parcourus comme on parcourt les derniers mètres d’un marathon.

Épuisants.

Et la lassitude. Le sentiment d’inutilité de tous ces petits gestes. L’eau qui coule, longuement n’apporte plus aucun réconfort. Laisser le voile de l’eau recouvrir le visage. Essayer d’estomper l’instant, de reculer encore le temps de partir affronter l’extérieur.
M’enfermer dans le cocon de la voiture, appuyer sur le bouton « on » de la radio, toujours la même litanie : les guerres à l’autre bout du monde ; si proches pourtant ; l’horreur de ces fous de dieu qui décapitent à tour de bras au nom de je ne sais quel idéal. Juste des voix, posées, qui relatent, la distance qui protège de la folie. Un monde en déliquescence. Un monde que je ne comprends plus. Un monde qui m’abime presque autant que le poids des ans qui commencent à peser sur mes frêles épaules. Continuer pourtant à écouter, toujours cette rage de savoir, quoi qu’il puisse m’en coûter.

Pousser la porte de ce bistrot qui a longtemps été un refuge, une bulle en dehors du temps, un sas avant d’aller affronter la réalité d’un travail qui depuis longtemps ne m’apporte plus rien. Les voix amies se perdent, assourdies par le brouillard qui m’entoure. Je ne suis plus qu’une ombre. Faire semblant une fois de plus, esquisser un sourire, écouter les mots de rien échangés, là, au bout du comptoir. Répondre parfois. Mes camarades de comptoir sont loin, ou est-ce moi qui ai déjà passé la frontière ?

Je regarde le temps s’écouler, inexorable.

Je fixe les aiguilles.

Hypnotisé j’attends l’heure fatidique. Il faut y aller cependant. La douleur s’intensifie. Sourde au début, je la sens grandir, m’envahir peu à peu. Le combat me semble tellement inégal. Je ne sais pas encore qu’on ne peut pas lutter contre soi. Longtemps j’ai pensé que je pouvais être plus fort que la douleur, que par la seule force de la volonté je pouvais lutter. Le temps de quelques instants de lucidité je commence à entrevoir qu’il n’y a plus qu’une seule porte de sortie.

Je recule encore.

Quelques mètres encore à parcourir, passer la porte, endosser l’armure de cet autre.

Une façade.

La peur au fond des tripes de ne pas être celui que l’on attend que je sois, je lance quelques bonjours.

Faire comme si, une journée de plus. Essayer de lutter contre les crises de panique folles qui me paralysent de plus en plus souvent. Au fil des jours je contrôle de moins en moins. La chute est proche. Je sens la proximité du bord de la falaise. Le vide m’attire et pourtant, funambule, je bats des bras pour me maintenir au bord du précipice.

Continuer, épuiser des heures inutiles.

Et puis il y a ces amis de façade, toujours prompts à guetter la moindre faille, à titiller la moindre blessure. Des coups dans la gueule, un combat sans fin.

Sans fin. Sauf peut-être a essayer d’être une fois encore le plus fort.

A peine perdue....

Cacher tout cela.

Des jours passés à dissimuler la douleur, à faire « comme si ».

Faire « comme si ».

Longtemps j’ai su faire « comme si ».

Jusqu'à ce lundi matin là.

La chute.

Des semaines plus tard, continuer d’essayer de me relever. Passer à d’autres choses. Ou plutôt essayer de revenir à l’essentiel. Ne pas oublier qu’il y a des vrais gens. Ne pas oublier ceux qui m’ont entouré quand j’allai mal. Ne pas oublier ceux qui m’ont porté à bout de bras pendant des jours et des nuits.

Il facebooke encore, il twitte toujours (un peu), il instagramme les plages, aussi le regard limpide de son compagnon à quatre pattes.

Il va mieux. Je crois.

Je facebooke encore, je twitte encore un peu. Mon regard ne recherche plus la photo « ultime », ces quelques instants saisis au vol parce qu’à un moment il y a eut un petit frisson de bonheur que je veux fixer, comme si la mémoire ne suffisait plus....

Je vais mieux. Je crois. Enfin pas tout à fait encore.

Il me reste encore un long chemin à parcourir. Trouver les pourquoi des regrets, des peurs. Essayer de retisser fil à fil les années perdues. Des béances immenses dans ces presque cinquante ans de vie.

Je me rends bien compte de tout ce que ces lignes peuvent avoir d’impudiques. Peu importe. Disons que cela fait partie du « processus » de guérison. Si toutefois il est possible de guérir....

« Vous m’avez manqué »

Ce pourrait être le titre de ce billet si Guy Birenbaum ne l’avait pas déjà utilisé pour son livre. Je ne vais pas vous faire l’injure d’en refaire le « pitch », d’autres plus habiles l’ont déjà fait avant moi. Résumer l’ouvrage de Guy aux addictions numériques serait réducteur, il y a tant d’autres choses à y lire, à y apprendre.

Un livre comme une bouée de sauvetage, un livre comme une ode aux proches, aux amis, des pages magnifiques, l’histoire d’une famille dans la tourmente des années noires. Un livre sur le passé, un livre sur le futur aussi.

Un futur à construire malgré tout. Surtout malgré tout.

J’ai trébuché, plusieurs fois, je me suis écorché le corps et l’esprit. J’avais presque oublié qu’il est toujours possible de se relever.

« Vous m’avez manqué »

....

vendredi 1 mai 2015

Instanta'Tweets #9





Chaque vendredi ; enfin presque chaque vendredi puisque j’ai décidé qu’il n’y aurait que quarante rendez-vous ; je vais te proposer une expérience, une expérience née de la fréquentation du travail de Lucien Suel sur son blog Silo.

Je laisse le soin à Lucien d’expliquer de quoi il va retourner pendant quarante semaines :

         CURM

« (Cut-Up Ready-Made) est composé de 23 tweets consécutifs apparus dans ma Tweet List à un moment donné, copiés collés en éliminant les avatars et noms des abonnés, les liens et hashtags. Une expérience de twittérature mécanique. »

Cela fait un moment que j’avais envie de m’y essayer. Juste comme ça, pour voir ce que cela pourrait donner dans une autre timeline.

Un instant capturé. Une collision de mots.

Un Instanta’Tweets

Une seule variante aux règles écrites par Lucien, le nombre de tweets capturés dépendra de la somme des chiffres de la date du jour.

01/05/2015

1+5+2+1+5=14

Quatorze tweets capturés à un moment quelconque de la journée pour former un je ne sais quoi d’un peu foutraque mais non dénué d’une certaine forme de poésie dans laquelle j’aime me plonger.

Chant de mai "Ô plénitude infinie De pure béatitude !" (Friedrich Nietsche) Ce matin, sans me défiler, en plein vent, j'ai lâché un premier "Mais" sonore, aux fragrances émues, gaies... Bonjour tout le monde. «Euh, il est comment le pantalon?» Aaaaah la fameuse défense de la culture française traditionnelle dans les villes FN. Ichigo ichie : une fois, une rencontre. Une expression japonaise liée à la cérémonie du thé. Chaque rencontre est un moment unique. Si la technologie nous facilite la vie, c'est bien ! Un brin de muguet, c'est petit, ça tient pas longtemps, c'est vendu cher : ça doit être un produit Apple ! Revoir Hong Kong quand il pleut dehors et qu’il fait nuit en plein jour de mai. On croit rêver....... Le 1er mai est un jour chômé, (sauf pour l'auteur de ce tweet ;-)) Mais pourquoi ? Je suis fatigué... vivement demain un week-end bien mérité. Mangez une pomme avant de faire les courses, vous achèterez moins de junk food "Le travail fatigue même les ânes." Mateo Aleman