samedi 1 février 2014

Les magiciens du samedi.


Juste pour aujourd’hui on va dire que j’ai à nouveau quinze ou seize ans. Tu te souviens de ce temps ? Celui des mobs, des cafés crème qui durent des heures, des parties de baby foot dans l’arrière salle du troquet.

C’était chez Milou, une institution ce bistrot, j’y ai passé des journées entières. C’était chez nous, le taulier, pour peu que tu saches dire bonjour, te fichait la paix, sa femme allait même jusqu’à nous faire à manger parfois, des repas que nous prenions dans la cuisine, tranquille. Voilà que je ne parviens pas à me souvenir de son prénom. Fichue mémoire qui s’en va....

Ces années là, les années Téléphone. Magique. J’ai usé mes oreilles à les écouter. Face au comptoir, le juke-box. Milou le laissait à notre disposition pour y mettre ce que nous avions envie d’écouter. Je me demande aujourd’hui si en nous laissant libres ce n’était pas à lui qu’il faisait plaisir.

J’aurais pu retrouver quelques vidéos du groupe tel qu’il était dans ces années-là. Pas envie. Je garde en tête quelques vieilles images qui commencent à pâlir, à se mélanger. Le flou de la mémoire qui s’installe peu à peu.

Pas envie non plus que le groupe se reforme, pourquoi faire ?

Il y a quelques années, j’avais réussi petit à petit à me procurer quasiment tous les albums en cd, je me baladai toujours avec dans la bagnole. Deux toxicos abrutis m’ont cassé la voiture une nuit, m’ont tout piqué ces cons. J’ai su plus tard qu’ils avaient éparpillé ma collection dans les champs cette nuit là.... Misère.

Bon on arrête là avec ces souvenirs.

Plutôt que de revoir Corine, Louis, Richard et Jean-Louis ensemble, j’ai choisi ce matin une autre époque. Jean-Louis poursuit son chemin en compagnie de Richard. Avec eux, de jeunes musiciens. Parmi eux, un jeune guitariste m’a particulièrement tapé dans l’œil. Thomas Semence a cette sorte d’élégance, cette décontraction qui me fascinent chez les musiciens. Et que dire de l’énergie de Richard Kolinka et des baguettes qui virevoltent entre ses doigts.

Des magiciens. Les magiciens du samedi.



vendredi 31 janvier 2014

Ça ne va pas être possible.




Je n’ai aucun doute sur le fait que ce monsieur puisse être fort sympathique aux yeux de certains. Grand bien lui fasse d’ailleurs.

Il y a fort à parier qu’il va vite se rendre compte qu’il a misé sur le mauvais cheval en venant traîner du côté de chez le petit bonhomme.

lundi 27 janvier 2014

#jourdecolère : le malaise du jour d'après



Rien à voir avec les 17000 ou 160000 zozos qui sont allés se geler les miches sur le pavé parisien hier après-midi, si vous voulez avoir un décryptage de la balade dominicale de ces décérébrés vous pouvez aller donner un œil aux billets des collègues dans la blogroll, là, à côté, dans la colonne de gauche. C’est bon ? Vous avez vu où ça se trouve ? On revient donc à nos moutons.



Ah non ! Encore un truc.


Si vous fréquentez ces pages de temps en temps vous savez que la haine de l’autre, la bêtise crasse me rendent malade. Je ne supporte plus d’entendre, de lire jour après jour des appels au bégaiement de l’histoire. De jeunes ânes se sont fait une spécialité de cette prose en cent quarante signes.

Et encore si cette puanteur ne se répandait que sur les réseaux (sociaux ?) on pourrait presque se dire que tout ceci est marginal, juste le fait de quelques égarés en quête d’une minute de notoriété. Tu parles d’une notoriété ! Juste une bande de tarés ignorants planqués derrière des pseudos.

Le mal me semble être plus profond. Pas plus tard que ce matin au bistro j’ai encore entendu dire « Ils sont trop nombreux, il faut faire quelque chose, les renvoyer au pays. » ou encore « Elle va tout arranger, il suffit d’attendre 2017 ». Autant vous dire que mon café a eut un drôle de goût ce matin.

Que dire encore des slogans hurlés dans les rues hier après-midi ? Guy Birenbaum a su mettre en mots la colère qui m’habite. Je vous laisse aller le lire.

Finalement je voulais faire un billet léger, vous dire que mon lundi avait bien mal commencé parce qu’un coup de tonnerre énorme m’a fait jaillir de mon lit à cinq heures du matin alors que j’étais si bien occupé à caresser amoureusement .... mon oreiller, vous dire aussi que la grêle, la pluie et le vent étaient bien froids ce matin et que ces premiers assauts de l’hiver m’ont glacés jusqu’aux os. Vous dire que je me suis bagarré une bonne partie de la journée avec un téléphone qui s’obstine à s’éteindre sournoisement au moindre attouchement.

Vous dire enfin que je n’aime pas les lundis et que je militerai bien pour la suppression de ce jour de la semaine, ce qui, je vous l’accorde, ne servirait pas à grand-chose puisqu’après le lundi il y aurait le mardi....


Et puis....

samedi 25 janvier 2014

Les magiciens du samedi.

Petit détour chez les écossais de Texas aujourd’hui dans les magiciens du samedi.


Le temps a filé depuis 1989, vous vous souvenez sans doute de ce titre I don’t want a lover qui a envahi les radios cet été là et aussi Everyday now qui résonne encore à mes oreilles.



Le temps a filé, je suis resté fidèle à la magnifique Sharleen, à sa voix profonde, chaude, à cette jeunesse qui ne semble pas vouloir la quitter.


Aujourd’hui je vous propose une session musicale un peu plus intime dans un lieu mythique.

aux bords des mondes




Isabelle ne m’en voudra pas j’espère de lui avoir emprunté le nom de son blog pour titrer ce billet.

C’était l’autre soir, un soir de semaine ordinaire. Sortie de boulot. Se poser un instant au bord de la route, le temps d’allumer une cigarette, entendre vaguement le bruissement du monde sortir de l’autoradio, écouter le doux martèlement de la pluie sur le toit. Laisser l’eau sur les vitres brouiller le regard. Se protéger encore un peu. Passer d’un monde à l’autre le temps d’une photo.

Etre aux bords des mondes.

Etre encore un peu « celui qui » avant de redevenir celui qui est.

samedi 18 janvier 2014

Les magiciens du samedi.

Nouvelle rubrique chez le petit bonhomme (d’ailleurs il va falloir que je range tout ça un de ces jours prochains sauf que d’une part j’ai la flemme et que d’autre part je ne sais pas trop comment je vais m’y prendre, bref on verra ça un autre jour)

Donc, je disais, nouvelle rubrique : les magiciens du samedi

Du flot incessant de la TL, de cette masse en perpétuel mouvement faite de tout et de rien, parfois au hasard d’un clic sur un tweet surgit un moment de pur bonheur pour tes oreilles. Certains soirs l’ami Melclalex nous régale de ses trouvailles glanées au fil de ses pérégrinations musicales, tiens regarde c’est là juste en dessous.


C’est bon tu t’es régalé ?

Zou on continue avec une magnifique brochette de magiciens. Enjoy ! et à samedi prochain avec d'autres magiciens.