| dimanche 02 mars 2014 12h41 |
dimanche 2 mars 2014
samedi 1 mars 2014
Les magiciens du samedi.
Des allers-retours entre présent et
passé. Au détour d’une image je me suis replongé dans les jeux de l’enfance
garçonnière, retrouvé les odeurs oubliées des après-midi dans ce vieux
garage caché au fond de cette impasse de la petite ville d’A ; mesuré
aussi combien ce temps est éloigné désormais et aussi combien se rapproche l’inéluctable.
Confit l’autre soir dans la
chaleur de la douleur, j’ai repris ce volume presque en lambeaux à force de
lectures. Mort à crédit. Tourné les pages de ce vieux Céline sans vraiment les
lire, les yeux qui glissent sur les mots, l’esprit ailleurs. M’arrêter là, sur
ce passage. Juste avant le départ.
- J’ai
eu, dis donc... dis moi, Clémence ?... bien mal à la tête... Cet
après-midi... Et pourtant c’est drôle... il a pas fait chaud ?...
Me retourner une fois de plus
vers ces autres années, celles que je nomme les années café-crème.
Les années café-crème.
Des années passées à la
découverte de Rimbaud, Verlaine, Nerval aussi. Des années passées dans les
salles des bistrots ou dans des chambres adolescentes emplies de la fumée de
nos cigarettes ; je nous vois encore dans cette curieuse bâtisse
tentaculaire, chez ce curieux docteur venu on ne sait pourquoi de Nice avec sa
fille. La maison nous était ouverte à toute heure, la bibliothèque aussi.
Reste aussi le souvenir d’une
maison habitée par les sons, d’abord ceux de nos voix se croisant au hasard des
couloirs, par nos cris aussi dans le jardin abandonné. Le joyeux brouhaha dans
la cuisine que nous ravagions de nos fringales.
samedi 22 février 2014
Les magiciens du samedi.
Ce n’est pourtant pas faute d’y
avoir songé pendant la semaine. Et puis une chose en entrainant une autre j’ai
bricolé tout un tas de trucs et puis il me faut bien l’avouer j’ai toujours
cette flemme immense, à moins que ce ne soient les effets de cet hiver qui s’éternise....
Faut bien que je trouve une excuse. Et puis zut ! Les vacances sont un peu
faites pour se reposer !
Donc rien. Je reste sec devant
ce fichu clavier.
Qu’ai-je donc fait de cette
semaine de vacances ?
Rien.
M’enfin si quand même j’ai lu
des dizaines de billets de blog, des dizaines d’articles de journaux ou de
magazines, un peu écouté la radio, englouti quelques livres aussi. Passé une
heure ou deux devant la télé.
Tiens, en parlant de télé. J’avais coutume il y a quelques
années de la regarder énormément, je m’en suis éloigné petit à
petit, une lente désaffection. Je ne vais pas vous la refaire genre « la
télé c’était mieux avant », en fait je m’en fiche un peu, beaucoup même.
Les programmateurs peuvent bien faire ce qu’ils veulent, je n’irai pas
augmenter la cohorte de ceux qui à longueur d’année alimentent le courrier des
lecteurs des magazines télé pour se plaindre de la piètre qualité des
programmes, ou du coût exorbitant de la redevance audiovisuelle.
Je n’ai pas regardé ces jeux
olympiques d’hiver, il parait que nos sportifs ont plutôt bien tiré leur
épingle du jeu. Fort bien. En relisant « il parait que nos sportifs »
je m’interroge sur cette appropriation (?).
Ce ne sont pas plus mes performances que les vôtres et pourtant à chaque
fois qu’une médaille supplémentaire vient couronner des années de travail et de
sacrifices, nous ne pouvons pas nous empêcher de ressentir une certaine fierté,
un peu comme si nous étions aussi au travers d’eux en quelque sorte récompensés. Est-ce là
ce qu’il est convenu d’appeler la communion de toute une nation à travers le
sport ?
Il est bien évident que vous n’êtes
absolument pas obligés de répondre à cette dernière question.
Normalement, arrivé ici on
devrait parler musique. Ben oui tu te souviens, à la base « les magiciens
du samedi » c’est un truc qui doit te mettre des étoiles dans les
oreilles.
On y va.
Au fil de mes vadrouilles dans
le grand internet, je suis tombé là-dessus un soir. Je ne te refais pas le
pitch, on a déjà parlé de ces mecs là il n’y a pas très longtemps. Ben ouais,
les magiciens du samedi c’est un truc qu’il faut suivre un peu.
Bon, tu cliques juste sur le
petit bouton lecture et tu te laisses porter.
Puisque je suis un gentil garçon, pour le prix d’un billet lu tu as droit à un second morceau de musique. Sur celui là ce n’est pas tant le titre que le lieu de ce mini concert qui m’a scotché.
A samedi prochain avec d’autres magiciens. (Si je n’ai pas trop la flemme....)
vendredi 21 février 2014
jeudi 20 février 2014
Le complot.
C’est un complot.
Ce ne peut être autre chose qu’un
complot !
Le grand dieu internet voulait
absolument que je vois quelque chose.
Je n’y avais d’abord pas prêté
attention tant les pages que nous visitons à tour de clics sont truffées de
publicités. « Si c’est gratuit, vous êtes le produit. » Ben oui....
J’ai continué de voguer de
page en page pendant un certain temps jusqu’à ce que j’aie l’œil attiré par un
rectangle orange. Un orange qui m’avait déjà titillé la pupille il y a quelques
jours.
J’ai cliqué.
M. Didier Goux !
Ce diable d’homme a réussi à soudoyer pêle-mêle Mark Zuckerberg, la firme de Mountain View et quelques
camarades blogueurs.
Tout ça pourquoi ?
Tout ça pour que demain en
passant chez mon dealer je n’oublie pas de donner un œil sur ses tables au cas
où par le plus improbable des hasards cet ouvrage serait proposé à la vente.
mercredi 19 février 2014
mardi 18 février 2014
"Une boite qui vous veut du bien !" *
L’info vous aura peut-être
échappé.
Un laboratoire de l’armée américaine a mis au point une pizza qui reste
comestible pendant trois ans !
Pourquoi une pizza ? Tout simplement
parce qu’il semblerait que les soldats américains réclament régulièrement ce
plat lorsqu’on les interroge sur le contenu de leurs rations de combat.
Cette pizza, enfin ce machin, ne nécessite ni
congélation ni réfrigération. Une pizza qui pourrait même se consommer à
température ambiante....
On peut s’interroger sur le
pourquoi d’un tel cahier des charges, au-delà du moral des troupes engagées sur
différents théâtres d’opérations qui retrouveraient le goût « fait maison »,
on peut penser que cette technique de conservation innovante pourrait être
utile pour subvenir aux besoins alimentaires de populations dans le cadre d’actions humanitaires.
De mon passage sous les drapeaux ;
outre le fait d’avoir enfin appris à marcher convenablement ; je garde plusieurs souvenirs, celui évidemment
de ces rations de combat que nous dévorions, affamés par quelques heures de
marche et de batailles épiques dans la forêt de Dudenhofen, mais aussi celui de
l'amertume des Lucky Strike, ces cigarettes échangées contre nos rations avec
nos camarades américains. Ces gus, plutôt que de se farcir sur le terrain tout
un tas de trucs lyophilisés, préféraient nos conserves de cassoulet et nos
improbables rillettes, rillettes qu’il convenait d’étaler généreusement sur le
non moins improbable biscuit de campagne. LE toast du trouffion en campagne....
La gastronomie militaire
aurait donc subit une telle évolution qu’à un bon vieux « saucisses lentilles »
ou à un « navarin d'agneau » les bidasses étasuniens préféreraient
désormais un ersatz de pizza ?
* Merci au site du Ministère de la Défense à qui j’ai piqué le titre de ce billet.
Merci également à Christophe Colinet pour l’idée de départ.
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