samedi 1 mars 2014

Les magiciens du samedi.





J’ai passé la semaine à jeter des coups d’œil par-dessus mon épaule.

Des allers-retours entre présent et passé. Au détour d’une image je me suis replongé dans les jeux de l’enfance garçonnière, retrouvé les odeurs oubliées des après-midi dans ce vieux garage caché au fond de cette impasse de la petite ville d’A ; mesuré aussi combien ce temps est éloigné désormais et aussi combien se rapproche l’inéluctable.

Confit l’autre soir dans la chaleur de la douleur, j’ai repris ce volume presque en lambeaux à force de lectures. Mort à crédit. Tourné les pages de ce vieux Céline sans vraiment les lire, les yeux qui glissent sur les mots, l’esprit ailleurs. M’arrêter là, sur ce passage. Juste avant le départ.

- J’ai eu, dis donc... dis moi, Clémence ?... bien mal à la tête... Cet après-midi... Et pourtant c’est drôle... il a pas fait chaud ?...

Me retourner une fois de plus vers ces autres années, celles que je nomme les années café-crème.

Les années café-crème.

Des années passées à la découverte de Rimbaud, Verlaine, Nerval aussi. Des années passées dans les salles des bistrots ou dans des chambres adolescentes emplies de la fumée de nos cigarettes ; je nous vois encore dans cette curieuse bâtisse tentaculaire, chez ce curieux docteur venu on ne sait pourquoi de Nice avec sa fille. La maison nous était ouverte à toute heure, la bibliothèque aussi.

Reste aussi le souvenir d’une maison habitée par les sons, d’abord ceux de nos voix se croisant au hasard des couloirs, par nos cris aussi dans le jardin abandonné. Le joyeux brouhaha dans la cuisine que nous ravagions de nos fringales.

Et la musique qui habitait l’espace, toujours.

samedi 22 février 2014

Les magiciens du samedi.


Je ne savais pas en commençant cette série des magiciens du samedi que je me trouverai bloqué devant la page blanche.

Ce n’est pourtant pas faute d’y avoir songé pendant la semaine. Et puis une chose en entrainant une autre j’ai bricolé tout un tas de trucs et puis il me faut bien l’avouer j’ai toujours cette flemme immense, à moins que ce ne soient les effets de cet hiver qui s’éternise.... Faut bien que je trouve une excuse. Et puis zut ! Les vacances sont un peu faites pour se reposer !

Donc rien. Je reste sec devant ce fichu clavier.

Qu’ai-je donc fait de cette semaine de vacances ?

Rien.

M’enfin si quand même j’ai lu des dizaines de billets de blog, des dizaines d’articles de journaux ou de magazines, un peu écouté la radio, englouti quelques livres aussi. Passé une heure ou deux devant la télé.

Tiens, en parlant de télé. J’avais coutume il y a quelques années de la regarder énormément, je m’en suis éloigné petit à petit, une lente désaffection. Je ne vais pas vous la refaire genre « la télé c’était mieux avant », en fait je m’en fiche un peu, beaucoup même. Les programmateurs peuvent bien faire ce qu’ils veulent, je n’irai pas augmenter la cohorte de ceux qui à longueur d’année alimentent le courrier des lecteurs des magazines télé pour se plaindre de la piètre qualité des programmes, ou du coût exorbitant de la redevance audiovisuelle.

Je n’ai pas regardé ces jeux olympiques d’hiver, il parait que nos sportifs ont plutôt bien tiré leur épingle du jeu. Fort bien. En relisant « il parait que nos sportifs » je m’interroge sur cette appropriation (?).  Ce ne sont pas plus mes performances que les vôtres et pourtant à chaque fois qu’une médaille supplémentaire vient couronner des années de travail et de sacrifices, nous ne pouvons pas nous empêcher de ressentir une certaine fierté, un peu comme si nous étions aussi au travers d’eux en quelque sorte récompensés. Est-ce là ce qu’il est convenu d’appeler la communion de toute une nation à travers le sport ?

Il est bien évident que vous n’êtes absolument pas obligés de répondre à cette dernière question.

Normalement, arrivé ici on devrait parler musique. Ben oui tu te souviens, à la base « les magiciens du samedi » c’est un truc qui doit te mettre des étoiles dans les oreilles.

On y va.

Au fil de mes vadrouilles dans le grand internet, je suis tombé là-dessus un soir. Je ne te refais pas le pitch, on a déjà parlé de ces mecs là il n’y a pas très longtemps. Ben ouais, les magiciens du samedi c’est un truc qu’il faut suivre un peu.

Bon, tu cliques juste sur le petit bouton lecture et tu te laisses porter.



Puisque je suis un gentil garçon, pour le prix d’un billet lu tu as droit à un second morceau de musique. Sur celui là ce n’est pas tant le titre que le lieu de ce mini concert qui m’a scotché.



A samedi prochain avec d’autres magiciens. (Si je n’ai pas trop la flemme....)

jeudi 20 février 2014

Le complot.

C’est un complot.

Ce ne peut être autre chose qu’un complot !

Le grand dieu internet voulait absolument que je vois quelque chose.

Je n’y avais d’abord pas prêté attention tant les pages que nous visitons à tour de clics sont truffées de publicités. « Si c’est gratuit, vous êtes le produit. » Ben oui....

J’ai continué de voguer de page en page pendant un certain temps jusqu’à ce que j’aie l’œil attiré par un rectangle orange. Un orange qui m’avait déjà titillé la pupille il y a quelques jours. 

J’ai cliqué.






M. Didier Goux !

Ce diable d’homme a réussi à soudoyer pêle-mêle Mark Zuckerberg, la firme de Mountain View et quelques camarades blogueurs.

Tout ça pourquoi ?

Tout ça pour que demain en passant chez mon dealer je n’oublie pas de donner un œil sur ses tables au cas où par le plus improbable des hasards cet ouvrage serait proposé à la vente.

....

mardi 18 février 2014

"Une boite qui vous veut du bien !" *


L’info vous aura peut-être échappé.

Un laboratoire de l’armée américaine a mis au point une pizza qui reste comestible pendant trois ans ! 

Pourquoi une pizza ? Tout simplement parce qu’il semblerait que les soldats américains réclament régulièrement ce plat lorsqu’on les interroge sur le contenu de leurs rations de combat.  


Cette pizza, enfin ce machin, ne nécessite ni congélation ni réfrigération. Une pizza qui pourrait même se consommer à température ambiante....

On peut s’interroger sur le pourquoi d’un tel cahier des charges, au-delà du moral des troupes engagées sur différents théâtres d’opérations qui retrouveraient le goût « fait maison », on peut penser que cette technique de conservation innovante pourrait être utile pour subvenir aux besoins alimentaires de populations dans le cadre d’actions humanitaires.

De mon passage sous les drapeaux ; outre le fait d’avoir enfin appris à marcher convenablement ;  je garde plusieurs souvenirs, celui évidemment de ces rations de combat que nous dévorions, affamés par quelques heures de marche et de batailles épiques dans la forêt de Dudenhofen, mais aussi celui de l'amertume des Lucky Strike, ces cigarettes échangées contre nos rations avec nos camarades américains. Ces gus, plutôt que de se farcir sur le terrain tout un tas de trucs lyophilisés, préféraient nos conserves de cassoulet et nos improbables rillettes, rillettes qu’il convenait d’étaler généreusement sur le non moins improbable biscuit de campagne. LE toast du trouffion en campagne....




La gastronomie militaire aurait donc subit une telle évolution qu’à un bon vieux « saucisses lentilles » ou à un « navarin d'agneau » les bidasses étasuniens préféreraient désormais un ersatz de pizza ?

* Merci au site du Ministère de la Défense à qui j’ai piqué le titre de ce billet.

Merci également à Christophe Colinet pour l’idée de départ.