mardi 7 juillet 2015

In the mood for blues dans la #radiodesblogueurs



Découvrir peu à peu tous ces magiciens du manche (Non, non Laurent aucune connotation de quelque nature que ce soit....)

Passer des heures enchantées à contempler les mains agiles, les doigts glisser sur les cordes. Hypnotisé, le casque vissé sur les oreilles oublier l’alentours l’espace d’un morceau.

Damn right, I’ve got the blues
....

La source jamais tarie d’un bonheur sans cesse renouvelé.

lundi 6 juillet 2015

Un dieu du manche dans la #radiodesblogueurs



Je sais, je crois que j’ai déjà donné ce morceau lors d’une des saisons précédentes. Peu importe, en fouillant un peu ce matin, je suis à nouveau tombé dessus. L’émotion est intacte. Plus prégnante encore maintenant que B.B. King nous a quitté.

Un des dieux du manche.

Il y a aussi autre chose dans ces quelques minutes de musique : de l’amitié, du plaisir de jouer ensemble.

J’aime ça, cette complicité quand les notes rassemblent.

samedi 4 juillet 2015

Big music dans la #radiodesblogueurs



« Je ne sais pas ce qui est beau, mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant. »

Si tu me suis sur Twitter, tu as sans doute remarqué cette citation de Boris Vian qui figure en bonne place dans ma bio.

Un peu facile sans doute comme présentation, mais elle est là depuis mes débuts sur le réseau, pourquoi en changerai-je maintenant ?

Et puis c’est tellement moi, des emballements, des coups de cœur pour des trucs parfois improbables. Tel ce film, par exemple, un film sur le temps. Pas le temps qui ennuie, mais celui qui repose.

Un film de David Lynch sorti, je crois, en 1999. Un film qui raconte la traversée d’une partie de l’Amérique par un vieil homme juché sur une tondeuse ; son seul moyen de transport ; pour aller rejoindre son frère malade avec lequel il est fâché depuis des années.
Je me souviens des rires, de l’incompréhension de mes camarades d’alors. Un mec qui traverse l’Amérique sur une tondeuse.... « T’as de ces idées tout de même ! » J’ai laissé dire.

« Une histoire vraie », une histoire de rencontres aussi. Touchantes, souvent.

Des symboles aussi. Ainsi ce fagot de petits bois que l’on ne peut briser. Je ne vais pas revenir sur les mois que je viens de passer. Je sais seulement que, seul, je ne serai pas parvenu à me relever.

Je m’égare, j’étais venu ici pour te parler musique. Et puis deux ou trois cafés/clopes plus tard j’ai digressé. Pas grave, j’ai le temps.

Cela faisait un moment que je n’avais pas pensé à eux. Je suis allé voir, comme ça, au hasard des clics.

Ils ont vieilli, nous avons vieilli aussi. Un truc inéluctable auquel j’ai un peu de mal à me résoudre tant mes préoccupations restent celles d’un homme encore jeune. Et pourtant je dois bien me rendre à l’évidence, le poids des années s’accumule. Chaque minute vécue est une minute de moins. Il me reste cependant tant à faire, à voir, à lire, à entendre.

Et toujours cette envie sourde de laisser une trace.... 

Écoutons Simple Minds

lundi 29 juin 2015

Coup de chaud dans la #radiodesblogueurs


Illustration : Dorothea Renault : http://dorothearenault.com/blog/

Au petit matin, entr’apercevoir furtivement une petite robe rouge tourner le coin de la rue. Imaginer quelques possibles....presser le pas....trop tard, la belle disparue.

Aux terrasses des bistrots les verres ruissellent de fraîcheur et là, juste à la table d’à côte, une jeune femme, un glaçon au bord des lèvres semble t’inviter à venir le cueillir délicatement.

Et cet air, chaud, lourd, qui invite à la « sieste », les volets mi-clos, dans la douce pénombre de cette après-midi d’été, contempler les rais de lumière habiller le corps délivré. Effleurer du bout du doigt les courbes et les creux ; la nuque tendue frissonne sous la caresse des lèvres.

Les corps mêlés goûtent la saveur salée d’une heure d’abandon.

Sous les fenêtres le bruissement de la ville s’estompe.

dimanche 28 juin 2015

Live intime dans la #radiodesblogueurs



Pas d’histoire ce matin, juste le partage d’un coup de cœur pour une jeune femme : Jeanne Added

Je l’avais découverte il y a bientôt deux ans au travers d’un échange avec @detoutderien.

A l’époque il s’agissait d’un duo avec Rachid Taha, un grand moment.



C’est aussi l’histoire d’un joli moment d’amitié par delà les réseaux que je n’ai pas oublié.

Le petit écureuil avait eut la gentillesse de m’envoyer un CD des meilleurs morceaux de Taha. Un CD qui est toujours dans la voiture, il accompagne les retours tardifs quand la journée a été épuisante. Une sorte de sas, un passage entre deux mondes.

Allez, zou on revient au présent.

J’aime beaucoup ces ambiances un peu intimes, un studio, deux ou trois musiciens, l’impression d’être un peu privilégié. 

Musique !

samedi 27 juin 2015

Inachevé



Il est encore un peu tôt, la maison sommeille encore, je parcours quelques pages de Proust au hasard. Mon regard glisse sur les mots connus. Imagine, trente ans au moins depuis ma première rencontre avec ce texte, un plaisir toujours intact. Et puis le dernier chapitre que je me refuse d’aborder, une idée saugrenue, je sais....

Un long temps passé à prendre le doux du matin sur la terrasse, laisser l’esprit vagabonder au hasard, le regard un peu flou écouter le village s’éveiller. La tasse de café à portée de main, la fumée bleue d'une cigarette oubliée dessine des arabesques incertaines qui lentement montent et s’évanouissent dans l'air tendre
....

mercredi 24 juin 2015

Des traces qui s'effacent.



J’avais vaguement promis que mon prochain billet serait un peu plus gai que le précédent....

.... Et puis....

Et puis de clic en clic j’ai retrouvé ce morceau.

Je suis là, tranquille, la fée à mes côtés, quelques regards échangés, complices. Pas forcément besoin de mots.

Elle ne sait pas encore ce qui me tourmente ce soir.

Je vois un bout de trottoir gris, aride, quelques cartons entassés, des rues que seul le vent habite. L’orange des lampadaires n’est qu’une illusion, des soleils froids. L’abri illusoire d’un hall d’immeuble, le froid du béton qui glace la peau et les os.

Il n’y aura plus d’autre matin.

Un invisible vaincu par le temps. Peu à peu les traces de sa vie vont s’effacer. Seulement quelques échos qui se perdent dans le bruissement immense de la ville.

Hier un homme est mort.
....

                                                                  Saint-Hilaire-Cottes le 23/06/2015