samedi 11 juillet 2015

Les vieux de la vieille *




- Dis @FCB c’est quoi ce bouzin dont tout le monde parle ? Z’appellent ça la #radiodesblogueurs ! T’en as entendu causer toi dans le poste ?

- Pour sûr que j’en ai entendu causer ! Paraît même que ça fait un tabac chez les araignées !

- Chez les araignées ?

- Ouais m’sieur ! Chez les araignées !

- T’avais encore mal réglé ton sonotone j’suis sûr !

- Tu sais ce qu’il te dit mon sonotone ! Est-ce que je te parle de tes chicots en plastique moi ?

- La #radiodesblogueurs ! Encore une invention des cent mille diables ! A-t-on idée de faire écouter de la musique à des araignées. Deviennent fous ma parole !

- Paraitrait qu’y’a des fermiers qui mettent de la musique pour leurs vaches, pourquoi pas pour les araignées ?

- D’abord t’as entendu ça où toi ?

- Je l’ai pas seulement entendu, je l’ai lu aussi dans l’Indicateur !

- Tu parles ! T’y vois pas plus clair qu’un vieux corniaud !

- Vieux corniaud ! Remets moi plutôt un coup de blanc et file moi ce journal.

- Y z’écrivent là-dedans que c’est un jeune gars, un @lolobobo, ou un blaze du genre qu’aurait inventé ça. C’est au plafond qu’il doit l’avoir l’araignée ! Encore un qu’a siphonné trop de pinard !

- ‘Cré vin diou ! Mais c’est que t’as ben raison mon @FCB ! T’avais ben les yeux en face des trous pour une fois ! Ce p’tit gars, le @lolobobo, il a bien inventé une radio qui émet sur la toile !

- Ah ! T'as vu ! Siffle donc ton godet et viens-t'en vite dans l'étable regarder si y'a pas une toile pour voir si ça cause par chez nous.

*

vendredi 10 juillet 2015

On the road again (Rêveries)



J’ai été pris hier d’une irrépressible envie de vadrouille à la vue de quelques photos de l’ami Jeff. Une envie de jeter un sac léger dans le coffre de la voiture, d’enquiller dare-dare les sept ou huit cents kilomètres qui me séparent de cette belle Ardèche.

Mais las, il faut parfois savoir raison garder.

Comme je regrette de ne pouvoir y être, un des lieux où je me sens bien, un oubli total des tracasseries quotidiennes, peut-être l’effet des montagnes, des eaux vives, de l'amitié de ceux qui me reçoivent à chaque fois ?

Ou autre chose ?

Je n’en sais rien.

Je ne cherche pas à savoir.

Juste savourer ces instants de plénitude.

Il aurait juste suffit de tourner la clef de contact, appuyer sur le bouton « On » de la radio et savourer ces quelques heures impatientes, délicieuses. Parcourir le long ruban noir rectiligne avant d'entamer les lacets. Des images gravées dans mon esprit depuis notre première rencontre. Love at first sight.

Des voix douces.

Regarder le paysage défiler. Un voyage intérieur. 

Flou.

Instanta'Tweets #13



Chaque vendredi ; enfin presque chaque vendredi puisque j’ai décidé qu’il n’y aurait que quarante rendez-vous ; je vais te proposer une expérience, une expérience née de la fréquentation du travail de Lucien Suel sur son blog Silo.

Je laisse le soin à Lucien d’expliquer de quoi il va retourner pendant quarante semaines :

         CURM

« (Cut-Up Ready-Made) est composé de 23 tweets consécutifs apparus dans ma Tweet List à un moment donné, copiés collés en éliminant les avatars et noms des abonnés, les liens et hashtags. Une expérience de twittérature mécanique. »

Cela fait un moment que j’avais envie de m’y essayer. Juste comme ça, pour voir ce que cela pourrait donner dans une autre timeline.

Un instant capturé. Une collision de mots.

Un Instanta’Tweets

Une seule variante aux règles écrites par Lucien, le nombre de tweets capturés dépendra de la somme des chiffres de la date du jour.

10/07/2015

1+7+2+1+5=16

Seize tweets capturés à un moment quelconque de la journée pour former un je ne sais quoi d’un peu foutraque mais non dénué d’une certaine forme de poésie dans laquelle j’aime me plonger.

La Finance et son érection matinale. Balancés par un vent frais et léger, le linge ondule lascivement. Le soleil projette sur un drap, des ombres de rêves évanouis. Pub pour la Mer du Nord. Dans tous les jardins du monde il y a une pierre vivante. Trouve-la ! Vive la liberté d'expression ! Tenter de mener sa barque au delà de l'obscurité du quotidien vers le scintillement du phare pour des jours meilleurs. Je m'en vais rejoindre le navire qui se livre à lui-même pour affronter la nuit.... La langue française n’appartient pas qu’à Molière; elle est aussi celle de Jérôme, Mamadou, Daphcar, Khadija,… Tiens... ça merdouille encore flip. Pffff Alors s'imposer discipline d'écriture. Une heure par jour, les mots du corps à l'écran. Finir ce roman. En car ? D'ailleurs, si vous avez des envies de madeleines. Elles ont une tête bizarre les marguerites à Nasushiobara au Japon. Ce combo Gilmour-SNCF m'a laissée sans voix. J'ai d'un coup perdu tous mes repères. Je ne suis plus la même. Décidément on trouve tout au supermarché. Variations autour de la lumière en rais majeurs !

mercredi 8 juillet 2015

Quatre notes dans la #radiodesblogueurs



Je profite d’un petit moment de répit pendant que l’ami @freecasababylon s’amuse à faire du teasing sur son blog pour te convier à rencontrer de vieilles connaissances.

Souviens-toi, 27 juin 2014. Ils étaient déjà là. Ben ouais, parfois je tourne en boucle sur certains morceaux.

« Vingt-deux kilomètres.

Hier soir.

Chemin du retour.

Vingt-deux kilomètres interminables. La chaleur, une journée de boulot ponctuée de tracasseries qui, pour menues qu’elles aient été, ne m’ont pas moins dézingué le moral.

Vingt-deux kilomètres.

La radio en sourdine, l’esprit qui vagabonde paresseusement. La route qui s’étire. Des paysages trop connus comme une autre fatigue. Une autre cigarette presque allumée au mégot de la précédente.

Et ces feux tricolores de chantier ! A peine le temps de laisser passer trois ou quatre voitures que le rouge est déjà remis.... Misère.

Quatre notes !

Quatre notes magiques !

Monter le volume et sourire.

Et j’ai repensé à ces quelques billets écrits à l’arrache pour la #radiodesblogueurs Des coups de cœur partagés plutôt que mon véritable tube de l’été. Encore que plutôt « tube de l’été » il conviendrait mieux d’écrire « album d’un été ».

Parler de l’album d’une vie serait peut-être exagéré ? On verra....

1987

The Joshua Tree

Je me souviens de la claque immense reçue cet après-midi là, propulsé instantanément sur une autre planète. Le rock venait de changer d’époque, le début d’une exploration d’autres possibles.

Les quatre premières notes de « Where the streets have no name », résonnent pour toujours, reconnaissables entre toutes. Prélude à un bonheur sans cesse renouvelé. »

Je ne pouvais pas ne pas te proposer ce titre une nouvelle fois, il me semble qu’il aurait manqué quelque chose.

Ecoute et laisse toi happer par la magie des cordes qui vibrent sous les doigts agiles de The Edge.

Sourire à nouveau.

mardi 7 juillet 2015

In the mood for blues dans la #radiodesblogueurs



Découvrir peu à peu tous ces magiciens du manche (Non, non Laurent aucune connotation de quelque nature que ce soit....)

Passer des heures enchantées à contempler les mains agiles, les doigts glisser sur les cordes. Hypnotisé, le casque vissé sur les oreilles oublier l’alentours l’espace d’un morceau.

Damn right, I’ve got the blues
....

La source jamais tarie d’un bonheur sans cesse renouvelé.

lundi 6 juillet 2015

Un dieu du manche dans la #radiodesblogueurs



Je sais, je crois que j’ai déjà donné ce morceau lors d’une des saisons précédentes. Peu importe, en fouillant un peu ce matin, je suis à nouveau tombé dessus. L’émotion est intacte. Plus prégnante encore maintenant que B.B. King nous a quitté.

Un des dieux du manche.

Il y a aussi autre chose dans ces quelques minutes de musique : de l’amitié, du plaisir de jouer ensemble.

J’aime ça, cette complicité quand les notes rassemblent.

samedi 4 juillet 2015

Big music dans la #radiodesblogueurs



« Je ne sais pas ce qui est beau, mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant. »

Si tu me suis sur Twitter, tu as sans doute remarqué cette citation de Boris Vian qui figure en bonne place dans ma bio.

Un peu facile sans doute comme présentation, mais elle est là depuis mes débuts sur le réseau, pourquoi en changerai-je maintenant ?

Et puis c’est tellement moi, des emballements, des coups de cœur pour des trucs parfois improbables. Tel ce film, par exemple, un film sur le temps. Pas le temps qui ennuie, mais celui qui repose.

Un film de David Lynch sorti, je crois, en 1999. Un film qui raconte la traversée d’une partie de l’Amérique par un vieil homme juché sur une tondeuse ; son seul moyen de transport ; pour aller rejoindre son frère malade avec lequel il est fâché depuis des années.
Je me souviens des rires, de l’incompréhension de mes camarades d’alors. Un mec qui traverse l’Amérique sur une tondeuse.... « T’as de ces idées tout de même ! » J’ai laissé dire.

« Une histoire vraie », une histoire de rencontres aussi. Touchantes, souvent.

Des symboles aussi. Ainsi ce fagot de petits bois que l’on ne peut briser. Je ne vais pas revenir sur les mois que je viens de passer. Je sais seulement que, seul, je ne serai pas parvenu à me relever.

Je m’égare, j’étais venu ici pour te parler musique. Et puis deux ou trois cafés/clopes plus tard j’ai digressé. Pas grave, j’ai le temps.

Cela faisait un moment que je n’avais pas pensé à eux. Je suis allé voir, comme ça, au hasard des clics.

Ils ont vieilli, nous avons vieilli aussi. Un truc inéluctable auquel j’ai un peu de mal à me résoudre tant mes préoccupations restent celles d’un homme encore jeune. Et pourtant je dois bien me rendre à l’évidence, le poids des années s’accumule. Chaque minute vécue est une minute de moins. Il me reste cependant tant à faire, à voir, à lire, à entendre.

Et toujours cette envie sourde de laisser une trace.... 

Écoutons Simple Minds