Sinon, c'est ça aussi le #FN ....
https://t.co/bqAhj5xdYY
— José Defrançois (@Defrancoisjose) 5 Décembre 2015
dimanche 6 décembre 2015
Ils ne changeront jamais !
vendredi 27 novembre 2015
#hommagenational
![]() |
| Photo : © @Petit_louis |
"Vendredi 13 Novembre, ce jour que nous n’oublierons jamais, la France a été frappée lâchement" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Une horde d’assassins a tué 130 des nôtres et en a blessé des centaines au nom d’une cause folle et d’un dieu trahi" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"130 noms. 130 vies arrachées. 130 destins fauchés. 130 rires que l’on n’entendra plus. 130 voix qui à jamais se sont tues" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ces femmes, ces hommes incarnaient le bonheur de vivre. C’est parce qu’ils étaient la vie qu’ils ont été tués" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Parce qu’ils étaient la France, ils ont été abattus, parce qu’ils étaient la liberté, ils ont été massacrés" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"La France restera elle-même, telle que les disparus l’avaient aimée, et telle qu’ils auraient voulue qu’elle demeure" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Et s’il fallait une raison de nous tenir debout, de défendre la République, nous la trouverions dans leur souvenir" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ces femmes, ces hommes venaient de plus de 50 communes de France" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils venaient de nos villes, de nos banlieues, et de nos villages. Ils venaient aussi du monde" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils étaient à Paris, ville qui donne un manteau de lumière aux idées, ville qui vibre le jour et qui brille la nuit" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils étaient sur les terrasses des cafés, ces lieux de passage ouverts aux rencontres et aux idées" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils partageaient un repas aux saveurs du monde, dans cette soirée où l’automne ne paraissait pas finir" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"La plupart avaient moins de 35 ans. Ils étaient encore des enfants lors de la chute du mur de Berlin" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils n’avaient pas eu le temps de croire à la fin de l’Histoire" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Elle les avait déjà rattrapés quand survint le 11 septembre 2001" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils avaient compris que le monde était guetté par de nouveaux périls. Les attentats de janvier les avaient bouleversés" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Beaucoup avaient tenu à manifester le 11 janvier, comme des millions de Français" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils avaient dit leur refus de céder face à la menace terroriste" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils savaient que la France n’est l’ennemi d’aucun peuple" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils étaient la jeunesse de France, d’un peuple libre qui chérit la culture. La sienne, c’est-à-dire toutes les cultures" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Nous communions dans les mêmes émotions en faisant fi de nos différences, de nos origines, de nos croyances" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Nous sommes une seule Nation portée par les mêmes valeurs" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Les terroristes veulent nous diviser, nous opposer, nous jeter les uns contre les autres. Ils échoueront" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ils ont le culte de la mort mais nous avons l’amour de la vie" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Je salue ces gestes de français anonymes, allumer une bougie, déposer un bouquet, laisser un message, un dessin" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Si l’on cherche un mot pour qualifier cet élan, il existe et se nomme la fraternité" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Ceux qui sont tombés incarnaient nos valeurs. Notre devoir est plus que jamais de les faire vivre" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Nous ne céderons ni à la peur ni à la haine" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
" La liberté ne demande pas à être vengée mais à être servie" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Je salue cette génération nouvelle. Elle a été frappée. Elle n’est pas effrayée." #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Elle est lucide et entreprenante, à l’image des innocents dont nous portons le deuil. Elle saura faire preuve de grandeur" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Elle vivra. Elle vivra pleinement au nom des morts que nous pleurons aujourd’hui" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Aujourd’hui malgré les larmes, cette génération est devenue le visage de la France" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
"Vive la République, et vive la France" #hommagenational
— Élysée (@Elysee) 27 Novembre 2015
dimanche 22 novembre 2015
Un autre possible
Seul locataire d’un vieil
immeuble coincé entre une agence de la Banque Populaire de l’Ouest et une
mercerie fermée depuis des années, Yann perchait dans un deux pièces près de la
gare, un quartier déshérité de Saint-Yvers à quelques encablures d’Houlgate. Un
bled un peu glauque, presque mort à cette période de l’année. Le pavé toujours légèrement
gras des embruns de la mer toute proche, les rues à angles droits dessinant un
labyrinthe ordonné, les villas aux fenêtres aveuglées depuis la fin de la
saison ajoutaient ; s’il en était besoin ; à cette impression de
ville morte. Et tout ce sable, un tapis sans cesse en mouvement qui peu à peu
recouvre cette petite station balnéaire fanée d’une chape sourde.
Yann aimait à errer tard le
soir à la lisière des voies, regarder le va et vient des quelques rares trains.
Des trains comme autant de possibilités d’évasion. Oublier le poids des
journées interminables passées à côtoyer toutes les variations des turpitudes
humaines.
S’oublier.
Au gré des vents capricieux il
était parfois enveloppé d’odeurs d’iode mêlées à certains coins de rue à celles
plus fortes de pisse, des odeurs auxquelles il s’était habitué. Lui ;
l’enfant des cités qui n’avait eut comme horizon que les barres d’immeubles, que
les pelouses râpées comme terrain de jeu, plus tard au
temps des premières mobs que les allées de béton comme piste de course, les
caves aussi où il avait connu ses premiers émois amoureux ; tournait
délibérément le dos à la mer, fuyait l’immense étendue des plages à marée basse.
Quelque temps après avoir
emménagé à Saint-Yvers il avait pris l’habitude chaque soir, son dîner de
hasard à peine englouti, de quitter son appartement pour marcher. Des marches
sans but. Presque sans but.
Juste marcher jusqu’à épuiser
la fatigue.
Sa longue carcasse d’ombre
errante n’inquiétait plus personne. Cela faisait plusieurs mois maintenant
qu’il parcourait les rues désertes, toujours le même itinéraire. Plusieurs mois
que les quelques rares personnes croisées ne s’offusquaient plus, quand trop
absorbé par ses pensées, Yann négligeait de les saluer.
Invariablement ses pas le
conduisaient au seuil de L’Européen. Dernier bistrot ouvert à cette heure
avancée de la nuit. La taulière, une blonde sur le retour ; un peu pute
aussi aux heures perdues ; l’attendait perchée sur son tabouret derrière
le comptoir. La salle faite, Yann serait son dernier client avant qu’elle
puisse baisser le rideau de fer.
Ils étaient tout deux arrivés
à cette heure où les mots ne comptent plus. Deux solitudes dans la brume
rougeâtre des néons. Il venait là par habitude chercher sa dose d’oubli.
Il réchaufferait d’abord l’ambre
aux reflets rouges dans le creux de ses paumes, garderait longtemps en bouche
la première gorgée, savourant les notes de tabac surlignées d’une pointe
d’huile de clou de girofle. Un rituel comme un prélude amoureux avant de sentir
la chaleur de la douce morsure de l’alcool dans sa gorge.
Quelques centilitres d’oubli
qu’il s’accordait chaque soir.
Glendronach 1972. Son seul
luxe.
Des bouteilles importées à
prix d’or qu’il s’oblige à laisser là dans cette gargote de peur de céder une
fois encore à ses anciens démons. De céder à l’ivresse folle qui lui avait valu
trois ans plus tôt d’atterrir dans ce bourg perdu.
Putain de placard !
Sorti major de sa promo, promis
à un brillant avenir aux stups à la DRPJ de Paris, il avait vu sa carrière
s’écrouler un soir. Une arrestation comme tant d’autres, le tox qui résiste, la
course à travers les rues. Athlétique, le muscle sec, Yann avait cependant un
mal fou à rattraper l’individu. Il sentait battre son cœur dans sa gorge, l’air
inspiré à grandes goulées avides lui brûlait les poumons. Penser que ce mec
pourrait lui échapper le mettait dans une rage incontrôlable, animale. Jamais
encore il n’avait ressenti de haine pour ceux qu’il coinçait. Seulement un jeu.
Un jeu auquel il gagnait souvent.
Pourtant cette fois il perdait
du terrain.
Un peu plus tôt dans
l’après-midi il s’était une fois de plus embrouillé avec Steph, le ton était très
vite monté. Pour des broutilles. Leurs disputes étaient de plus en plus
fréquentes, de plus en plus violentes aussi. Ce n’était pas tant la violence
physique ; il n’avait jamais levé la main sur elle ; que la gifle des
mots de plus en plus durs dont il l’accablait qui l’avait fait quitter leur
appartement en claquant violemment la porte. La violence verbale et la honte.
La honte surtout.
Arrivé en bas de chez eux, il
était resté un long moment comme hébété, il ne comprenait pas, ne se comprenait
plus. Il l’avait pourtant aimée, passionnément. Depuis les gradins de la fac de
droit où ils s’étaient rencontrés six ans plus tôt, ils ne s’étaient plus
quittés. D’abord ils avaient partagé une piaule d’étudiant minable sous les
toits, l’eau et les chiottes sur le palier. Une mansarde où ils s’étaient
apprivoisés gentiment. Patiemment.
Pourtant par moment Yann
sentait que Steph lui échappait. Trop belle, d’une beauté presque
aristocratique.
A plusieurs années de distance
il restait étonné que cette grande fille au teint mat et aux yeux presque
transparents à force d’être bleus se soit intéressée à lui. Ce n’était
cependant pas pour sa beauté qu’il la désirait ; parfois violemment,
parfois jusqu’à la douleur ; non, c’était surtout parce que d’autres
pouvaient la trouver belle et la désirer qu’il la trouvait belle. Il ne
désirait que le désir qu’il avait d’elle. Il jouissait de la douleur de se
refuser à elle. Un paradoxe qu’il ne parvenait pas à s’expliquer. Il était jaloux aussi de la sentir
intelligente. Jaloux de la grâce qu’elle mettait en toute chose.
Il s’était réfugié dans un
troquet et s’était enquillé petit verre sur petit verre jusqu’à ce que le
barman finisse par refuser de le servir. Ivre, il avait tout de même pris son
quart de nuit. L’alcool était devenu son ami depuis des mois, une descente aux
enfers que la fréquentation des lieux louches et de tout ce que compte la
capitale de types branques ne faisait que précipiter.
Yann s’essoufflait, une
vieille douleur au genou, souvenir de ses années de rugby, se réveillait. L’homme
allait lui échapper. Un petit poisson qu’il finirait bien par retrouver un
jour. Après tout Paris n’est qu’un petit village.
Il allait presque lâcher l’affaire
quand le mec broncha dans un amas de cartons. En quelques secondes Yann fut sur
lui. L’autre, pris au piège tentait de se débattre, de s’enfuir encore. Deux
corps animés de fureur.
Fou d’alcool Yann frappait
l’homme à terre, on entendait le son mat des coups flétrir les chairs, les
souffles rauques de bête. D’un dernier coup de pied il lui fracassa la
mâchoire.
Fin du match.
Grâce à ses états de service
jusque là irréprochables et au coup de pouce de son mentor aux stups, Yann
avait échappé à la révocation.
Direction Saint-Yvers.
Purgatoire.
Trois ans déjà.
Yann avait été surpris un soir
de s’apercevoir qu’il aimait l’ambiance du rade pourri.
L’Européen, tu parles d’un
blaze !
Il y avait sa place, toujours
au bout du zinc ; une vieille habitude ; voir entrer les clients, un
automatisme acquis à force de côtoyer les petites frappes dans sa vie d’avant, pouvoir
les jauger d’un coup d’œil. Un tic inutile à Saint-Yvers.
Il appréciait ce moment de
presque solitude. Il n’y avait qu’Ismaël, un vieux pochetron pour venir parfois
troubler sa quiétude.
Solitude avinée pour l’un,
solitude amère pour l’autre.
Il n’avait eut depuis Steph
que quelques filles d’une nuit. Des jeunes femmes toujours surprises de trouver
son appartement quasiment vide. Les murs blancs, vierges de toute déco. Une
sorte d’ascétisme qu’il cultivait en repeignant régulièrement les parois de sa
prison. Un peu comme si les couches superposées de peinture pouvaient effacer
le passé.
Yann ne se souvenait jamais de
leur prénoms, elles partaient juste le matin, elles s’évanouissaient dans les brumes
venues du large. Tout comme peu à peu les traits de Steph s’effaçaient de sa
mémoire. Oubliées aussi les fringales qu’il avait d’elle aux premiers temps de
son exil.
Tout avait marché de travers
aujourd’hui : des vagues histoires de querelles de voisinage, de chiens
qui aboient la nuit.... Une kyrielle de pneus crevés. Sans doute des gosses du
coin qui s’emmerdaient un peu.
L’ennui total !
Depuis qu’il était dans le
coin, Yann ne l’avait jamais vue. Que pouvait bien foutre cette fille dans ce
bled un soir d’hiver ?
Plongée dans son ordinateur,
elle ne l’avait pas vu entrer. Ce n’est que lorsque son téléphone s’est mis à
sonner et qu’elle s’est penchée pour attraper son sac à ses pieds que leurs
regards se sont accrochés.
Un autre possible
José
Defrançois
Saint-Hilaire-Cottes
Novembre 2015
Texte
initialement publié chez François Bonneau dans le cadre des Vases Communicants
de novembre 2015.
Merci à Sylvie, l'aimable taulière du "Temps d'une pause" à Arques, de s'être gentiment prêtée au jeu des photos.
lundi 16 novembre 2015
Les jours d’après
Partir comme chaque matin. Parcourir les quelques dizaines de km qui me séparent de ma première halte. Le bistrot.
— José Defrançois (@Defrancoisjose) 16 Novembre 2015
Retrouver mes camarades de comptoir. Effleurer la presse. Distraitement. Et puis serrer des mains amies. Ceux que je croise chaque matin.
— José Defrançois (@Defrancoisjose) 16 Novembre 2015
Entamer des discussions de rien. L'habitude.
— José Defrançois (@Defrancoisjose) 16 Novembre 2015
Et puis là, d'un seul coup, la chaleur ressentie quand mes potes musulmans, des potes de longtemps m'ont gardé la main plus longtemps.
— José Defrançois (@Defrancoisjose) 16 Novembre 2015
Et mon gros nounours les yeux rougis m'a serré dans ses bras là au milieu du bistrot, il sait que je sais qu'il n'y est pour rien.
— José Defrançois (@Defrancoisjose) 16 Novembre 2015
Pardon pour l’ignoble faute qui pique les yeux et les répétitions.... Aucune importance, ce matin l’essentiel était ailleurs.
samedi 14 novembre 2015
vendredi 6 novembre 2015
Vases Communicants du 06 novembre 2015
Aujourd’hui, j’ai l’immense
plaisir d’accueillir François Bonneau pour ces Vases Communicants de novembre.
La liste des autres vases communicants désormais orchestrée par Marie-Noëlle Bertrand est à cette adresse : Le rendez-vous des Vases Communicants
Il n’est resté que le jasmin
Il n’est resté que le jasmin dans
son sillage qu’était joli, et j’en ai repris une bouffée.
C’était avant que je comprenne,
mais on ne comprend pas grand’ chose, aux tables en marbre du troquet bleu.
Alors j’explique ; pardon j’hoquète.
Il n’est resté que le jasmin, et
malgré deux-trois beaujolpifs, je m’en mettais plein les narines, de ce sillage
doux de donzelle qui a couru dehors, très vite.
Pardon ! Ah, non, j’y suis
pour rien, les gars, promis, pas parlé, pas touché non plus, c’est pas mon
genre, je peux cracher.
Elle est partie j’y suis pour
rien, elle, et le jasmin tout derrière, et puis son téléphone criant qui lui
beuglait dedans l’oreille, ça avait l’air plutôt sévère pour qu’elle se lève,
comme ça, d’un bond. Et qu’elle en oublie son bureau. Parce que l’ordinateur
qui reste, sur la table en faux marbre, ici, ça m’avait l’air d’être un
burlingue qu’elle trimbalait un peu partout. Enfin, beaucoup moins
maintenant : je l’ai ici entre les mains. Promis les gars, j’ai rien sali.
J’ai commandé une tournée, et
puis appuyé sur entrée, et attendu qu’elle se repointe, mais là, le bistrot va
fermer, j’ai pas voulu me faire intrus mais je voulais savoir à qui on doit le
jasmin qu’est parti, peut-être qu’elle devait opérer, chercher un môme chez la
nounou, ou menotter du délinquant, exécuter une sonate, un ordre ou peut-être
un amant. C’est le Patron, tant pis, qui garde et son ardoise pour le café et
l’ordinateur oublié.
J’avais besoin de me confier, les
gars, j’ai été moins que rien : au démineur, au solitaire, j’ai effacé
tous ses records en y apposant …oui, les miens. Et je m’en veux, j’ai bien trop
honte, offrez-moi la miséricorde.
Et une tournée d’absolution.
François Bonneau, novembre 2015
samedi 31 octobre 2015
Les magiciens du samedi
Après tout le risque n’est pas
bien grand, combien effleureront ces lignes ? Trois, quatre lecteurs,
guère plus. Seraient-ils cinq ou six mille que cela ne changerait rien. Sauf à
renier ce qui ma amené à hanter les méandres d’internet, je ne renoncerai pas à
la liberté qui m’est offerte de me répandre ici.
Ceci posé, venons-en au thème
du jour : Les magiciens du samedi
Si tu suis assidument ces pages
tu sais que chaque samedi c’est musique chez le petit bonhomme.
Attends, y’a un truc qui
cloche !
Chaque samedi ?
Oui, oh ça va ! Je sais
que ça fait un bail que je n’ai rien publié par ici. D’ailleurs ça a été un
tintouin des trente-six mille diables pour retrouver le chemin tant la
poussière s’était accumulée, retrouver les clefs du bouzin aussi.
Les semaines se sont empilées les unes par-dessus les autres sans que j’y prenne garde, épuisantes de tension, d’incertitudes. Après quelques jours de glandouille dans la case, le bonhomme semble s’être un peu requinqué. Prêt pour le sprint de fin d’année, m’enfin je crois. A moins que....
Lecteur attentif, tu te
demande où je voulais en venir avec l’incipit de ce billet.
Sois patient deux
secondes, j’y viens. Je vais à nouveau me livrer à un de mes exercices préférés :
le copié/collé magistral
Lundi 14
septembre
Sept heures et quart. –
Passé une bonne partie de la journée à me sortir de la tête onze mille
signes à propos du “destin brisé” de Pierre Bachelet, chanteur qui n'a jamais suscité chez moi le moindre frémissement
d'intérêt ; ni, d'ailleurs, la plus petite animosité : indifférence totale, exactement comme s'il n'avait jamais existé.
Cela dit, c'est ce que je ressens pour la très grande majorité des
chanteurs : rien. Je veux parler des chanteurs de ma jeunesse, évidemment, dans la mesure où, ceux d'aujourd'hui,
je ne les connais même pas, ignorant tout de leur œuvre, leur voix, etc. Du reste, même
les quelques-uns que j'ai beaucoup
aimés, et exagérément dans certains cas, me sont devenus avec le temps plus ou moins indifférents, à part deux ou trois ; et
j'ai toujours du mal à concevoir que l'on puisse,
comme je vois un certain nombre de blogueurs le faire, continuer de
s'enthousiasmer pour des groupes de rock ou
d'autre chose, qu'ils écoutaient lorsqu'ils avaient 18 ou 20 ans. La nostalgie n'excuse tout de même
pas tout.
« La nostalgie n’excuse
tout de même pas tout. »
Non, Didier, pas tout. Mais un
peu tout de même. Et je m’aperçois en feuilletant les billets passés, que de
plus en plus j’en suis à donner des coups d’œil par-dessus mon épaule.
Nostalgie ou « futur perdu » ?
Je vous laisse démêler tout
ceci.
Inscription à :
Articles (Atom)
